lo nhac lemosin

06/10/2009

Bientôt de l’eau radioactive pour le Confolentais ?

Le barrage sur l’Issoire à Saint-Germain-de-Confolens, qui alimente le Confolentais en eau potable, a perdu 20% de sa capacité de stockage en sept ans pour cause d’envasement.

Selon le bureau d’études Safege “en 2040 il n’y aura plus de volume d’eau disponible dans la retenue, l’envasement sera total”.

Parmi les solutions envisagées, “seule l’interconnection avec le réseau de Saint-Junien, via celui de Brigueuil, semble réaliste mais elle nécessiterait la mise en place d’une conduite de 23 kilomètres.” (CL du 06/10/2009)

Mais quelle est cette eau miracle qui viendrait de St Junien ?

St Junien aussi avait des problèmes d’approvisionnement en eau potable.

Un petit coup de Google nous livre ce document intitulé “Construction d’une canalisation de transport d’eau potable et d’équipements annexes, reliant la station des eaux de la Bastide à Limoges aux réseaux des communes de Saint-Junien et de Rochechouart – Pose de la première canalisation Jeudi 17 septembre 2009″
http://www.ville-limoges.fr/limoges/weblimog.nsf$files/sytepol.pdf

“Devant les difficultés qualitatives et quantitatives rencontrées par les communes de Rochechouart (4 000 habitants environ) et Saint-Junien (12 000 habitants) pour leur alimentation en eau potable, le conseil général de la Haute-Vienne a diligenté dès 2004 une étude comparative des différentes solutions techniques susceptibles de répondre aux besoins des abonnés du sud et de l’ouest du département.
Les conclusions de cette étude ont révélé que les ressources et les capacités de production des installations de la Ville de Limoges offraient les meilleures garanties d’approvisionnement en eau potable pour les communes de Rochechouart et Saint-Junien. La Ville de Limoges, avec ses cinq retenues d’eau et sa prise d’eau en Vienne dispose en effet de ressources importantes (11 millions de m3, ce qui représente un an de réserve).
Ainsi, les communes de Limoges, Rochechouart et Saint-Junien ont constitué en décembre 2006 le Syndicat de Transport d’Eau Potable de l’Ouest de Limoges (SYTEPOL) afin de construire une canalisation de transport d’eau potable de 42 km pour relier le réseau d’eau potable de Limoges à ceux des communes de Saint-Junien et de Rochechouart.”

“Le service de l’eau à Limoges en quelques chiffres
•  Une régie municipale
•  90 agents
•  Un budget de 15 millions d’€
•  Un service à l’usager 7 jours sur 7, 24 heures sur 24
•  5 réserves d’eau (barrages du Mazeaud, du Gouillet, de la Crouzille, de Beaune-les-
Mines) et une prise d’eau de secours en Vienne, soit 11 millions de m3


C’est là qu’est le hic.

Le barrage de Mazeaud sur la Couze (Haute-Vienne), le Gouillet à Razés,la crouzille sur le Vincou
Beaune les Mines sur la Mazelle sont en plein dans la zone d’extraction de l’uranium des Monts d’Ambazac en Haute-Vienne.

Ambazac sur le site tresordesregions.mgm.fr
“C’est à l’ouest de la commune que se trouve le site uranifère de la Crouzille, le seul exploité en France de 1948 à 1957, avant d’autres découvertes; il comportait plusieurs mines, notamment aux hameaux de Fanay et du Brugeaud, ainsi qu’à Marnac en Compreignac; il a été définitivement abandonné en 1995. Les étangs de la Crouzille et de Gouillet sont près de ces sites.”
http://tresordesregions.mgm.fr/Mdir.php?p=cant.php&region=74&cl=ambazac

mines duranium en 1957 : en bas de la carte, La Crouzille ; au centre Razés

mines d'uranium en 1957 : en bas de la carte, La Crouzille ; au centre Razés

L’émission du 11 février à 20h35 sur France 3 : « Uranium : le scandale de la France contaminée » est venu opportunément rappeler que les mines quoique fermées, les “stériles”, les décharges  continuaient à déverser leurs eaux de ruissellement dans les réserves d’eau de la ville de Limoges.

Alors, des Monts d’Ambazac à Limoges, de Limoges à Saint-Junien, de St-Junien à Confolens, l’eau radioactive coulera-t’elle à votre robinet ?

Il faudrait dire aux élus du SEP que “l’interconnection avec le réseau de Saint-Junien” est peut-être une idée à abandonner d’urgence.

Un commentaire »

  1. En lisant cette proposition d’interconnexion, je crois rêver : personne n’a eu l’idée de lutter contre l’envasement de façon naturelle en ouvrant totalement l’ouvrage en début de hautes eaux ( à calculer bien sur pour ne pas provoquer d’inondation en aval). Il ne faut ni attendre que l’envasement soit total, ni chercher toujours les solutions dans plus de béton et plus de canalisations.
    Le grave danger potentiel d’eau radioactive doit être étudié très sérieusement mais quoi qu’il arrive, les projets d’importation d’eau après avoir pillé nos réserves pour des utilisations abusives comme le maïs irrigué me choquent profondément.
    Les élus doivent absolument faire faire une étude des possibilités de désenvasement naturel.
    Bonne journée

    Comment par françoise garandeau — 06/10/2009 @ 13:04 | Répondre


Flux RSS des commentaires de cet article. URI de Trackback

Laisser un commentaire

Publié sur WordPress.