Apartheid en Limousin : l’occitan dans l’enseignement

[tirat d’un compte-rendut fach lo 24/03/2006, a las « Assisas per l’occitan en Lemosin »]

La Charente occitane (Académie de Poitiers) n’est pas incluse dans ce compte-rendu, d’ailleurs AUCUN ENSEIGNEMENT de l’occitan n’y est dispensé.

 »
Académie de Limoges :

8 COLLEGES seulement concernés sur 3 départements, et pour la plupart il ne s’agit que de saupoudrage :

  • en Corrèze : Seilhac (de la 6e à la 3e), Argentat (6e, 5e), Meyssac (6e, 5e)
  • en Haute-Vienne : interventions en 6e au Collège Donzelot à Limoges, à Isle, Ambazac, St-Léonard de Noblat ; en 5e à Châlus avec un intervenant extérieur dans le cadre d’un projet MAEC.
  • rien en Creuse.

Plus de 90% des points d’enseignement en collège sont réduits à 1h hebdomadaire (épisodique parfois) en 6e ou en 5e. Les cours sont assurés souvent par des professeurs d’une autre discipline.
Il faut savoir que les cours existants dans ces collèges ne fonctionnent que parce que des enseignants se sont eux-mêmes proposés, ont insisté pour enseigner l’occitan.

A Argentat, en Corrèze, ce sont les parents d’élèves de 6e qui ont demandé l’ouverture de l’option, parce qu’ils étaient très déterminés.

Zéro LYCEE (sauf un établissement privé à Limoges).

Pour ce qui concerne les élèves de terminale des lycées d’enseignement public, l’occitan s’apprend clandestinement : cette année comme les années précédentes les anciens élèves de Seilhac doivent se préparer aux épreuves selon leurs propres moyens.

L’UNIVERSITE en Limousin : quelques heures à la fac de Lettres en première et deuxième année.

Un demi-poste d’enseignant à l’IUFM de Tulle. Une formation sur deux ans pour certains professeurs d’école mais une « non-incitation » à utiliser leurs compétences, quand ce n’est pas une interdiction pure et simple d’enseigner dans les classes. On prend en compte l’habilitation pour l’anglais, mais pas pour l’occitan.

Dans le PRIMAIRE : Rien d’officiel. (La Calandreta ne relève pas de l’enseignement primaire public pour le moment.)

Quelques initiatives isolées, clandestines en Corrèze et en Haute-Vienne ; aucune volonté de l’administration de s’y intéresser, encore moins de les encourager ou de les valoriser.

Les actions innovantes tant vantées par le système de l’Education nationale sont niées lorsqu’il s’agit de l’occitan. »

Pour changer cette situation catastrophique et misérable, pour faire cesser le déficit de notoriété dont pâtit la langue occitane dans le pays de Bernard de Ventadour, il serait grand temps que les responsables limousins choisissent la voie de la découverte contre la voie de l’ignorance.

[lo texte complet deu rapòrt]

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