Pour devenir Français ? Ne parler qu’une seule langue …

Q : Comment appelle-t-on quelqu’un qui parle trois langues ?
R : Un trilingue.
Q : Comment appelle-t-on quelqu’un qui parle deux langues ?
R : Un bilingue.
Q : Comment appelle-t-on quelqu’un qui ne parle qu’une langue ?
R : Un Français.

Le Ministre de l’Intérieur a présenté le 6 juin au Sénat son projet de loi sur l’immigration. A cette occasion, Nicolas Sarkozy a annoncé des régularisations «au cas par cas» des familles de sans papiers dont les enfants sont scolarisés en France. Parmi les trois critères de régularisation figure celui pour les enfants de « ne plus parler la langue de leur pays d’origine ».
« J’ai donné aux préfets une seconde instruction : envisager l’admission exceptionnelle au séjour de certaines de ces familles, au regard de critères d’ordre humanitaire.

Lorsqu’un enfant étranger est né en France ou qu’il y est arrivé en très bas âge, qu’il est scolarisé en France, qu’il ne parle pas la langue de son pays d’origine, qu’il n’a aucun lien avec ce pays, il serait très cruel de l’y reconduire de force ! Car ce pays d’origine, en réalité, n’est pas le sien. Les attaches de cet enfant sont en France et son départ serait vécu comme une véritable expatriation, un déracinement.
Par conséquent, je demande aux préfets d’être très attentifs à la situation des parents de ces enfants
. »

Une fois de plus, le critère d’abandon de sa langue maternelle est valorisé confirmant la politique de destruction des langues régionales et minoritaires menée par les gouvernements français au plus grand mépris des conventions européennes et internationales.

lengbbr.jpg

Ne plus maîtriser la langue du pays de ses parents n’a aucune justification crédible et cache une volonté d’uniformisation et de déculturation forcée.

Sur le plan culturel, les linguistes ont unanimement démontré les aspects positifs du multilinguisme, que la langue soit le berbère, l’occitan, l’alsacien ou l’espagnol.

Loin d’être un handicap, le multilinguisme procure à l’enfant des facilités pour l’apprentissage de langues nouvelles, atout considérable pour une génération amenée à développer les déplacements et les contacts internationaux.

Au niveau social, il est indéniable qu’une intégration réussie passe par le respect du multiculturalisme.

Pour nos décideurs, rien n’a changé depuis l’abbé Grégoire et Jules Ferry . «L’intégration/assimilation » passe toujours par l’éradication de la langue maternelle et l’amnésie forcée de la culture et de l’ histoire des minorités. Qu’elles soient issues de l’immigration (Africains, Asiatiques..) ou de l’Hexagone (Occitans, Bretons, Catalans, Basques…).

C’est l’échec assuré … (cf. la révolte des banlieues de 2005 !)

La France doit ratifier la Charte européenne des langues régionales et minoritaires et respecter les droits culturels, partie intégrante des droits de l’homme.

La liberté de préserver sa culture, l’égalité des langues et la fraternité entre les communautés sont des préceptes qui permettraient à la France d’assumer ses prétentions de «Patrie des Droits de l’Homme» et d’assurer l’unité dans le respect des diversités.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s