Climat : “Tout va très bien, Madame la Marquise…”

Presque 50 morts en deux jours de tempête sur le nord de l’Europe, sans parler des milliards d’euros de dégats matériels, des pannes de courant, des communications terrestres, maritimes et aériennes interrompues, d’une nouvelle catastrophe écologique en gestation au large de la Bretagne…

Pour Météo France, il s’agit d’une «forte tempête survenant en moyenne une ou deux fois par an. Elle est cependant remarquable par la longue durée des vents forts qui lui sont associés».

Vous posez-vous des questions sur un lien possible avec un éventuel réchauffement climatique ?

Météo France répond que «tout ce qui se produit d’apparemment un peu anormal à la surface de la planète n’est pas systématiquement à relier au changement climatique». «Depuis cinquante ans, on ne relève aucune tendance à l’augmentation du nombre de tempêtes sur la France», précise-t-on chez les spécialistes du temps qu’il fait.

J’ai pensé un moment à l’histoire du nuage de Tchernobyl. Peut-être qu’en ce moment, il y a un changement climatique mais que nous ne risquons rien. Puisqu’on nous le dit.

On parlait, il y a quelques semaines d’un « Pacte écologique » que la plupart des candidats s’étaient engagés à signer…
Certes mais c’était surtout pour l’image . Depuis, on est redescendu sur terre : croissance, développement, pouvoir d’achat…

Ce sont là les véritables réponses à nos véritables problèmes. Puisqu’on nous le dit.

Les feux sont à l’orange et ils nous demandent presque tous d’accélérer !

Seuls les candidats écologistes proposent une alternative mais les scores prévisibles ne suffiront pas à changer le cours des choses.

Si l’écologie veut vraiment compter sur le terrain politique hexagonal, elle doit regrouper largement à la présidentielle. Les candidatures de témoignage, malgré leur qualité, ne suffisent plus.

Les partisans d’une autre politique affrontant réellement le problème de l’environnement doivent se regrouper en faisant fi de leurs intérêts de boutiques derrière une candidature étendard. Chaque électeur doit pouvoir se déterminer : pour ou contre une politique écologique. Et assumer les conséquences de son vote.

Il faut faire de la présidentielle un référendum : pour ou contre une société pernant en compte la crise de son environnement.

Il sera toujours temps de retrouver les partis au second tour et lors des législatives…

Ce serait la voie de la sagesse et on aimerait y croire.

Malheureusement, comme disait un politicien de la 3ème république : « Nous sommes au bord du gouffre et nous allons faire un grand pas en avant »…

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