“Je ferai ratifier la charte des cultures et des langues régionales …” déclare Ségolène Royal à Rennes …

Heureusement qu’internet existe, encore relativement libre et sans contrôle, pour se tenir informé.

Les médias « nationaux », « régionaux », locaux, alimentés aux mêmes agences (1 ou 2), se contentent de ne rapporter que quelques éléments des prises de position des candidats – de certains candidats.

« Ce qui intéresse les Français », « les Français », un ensemble abstrait décrété par quelques personnes installées à Paris (75% des journalistes français y vivent !, en particulier ceux qui « font l’opinion »), le PPDC d’une population hexagonale très diverse. Plus Petit Dénominateur Commun d’une population imaginée au travers de lunettes centralistes parisiennes….

Quand Ségolène Royal se déplace en Bretagne (BZH), Libé retient qu’elle « cogne la droite »… On s’en serait douté.
« Identité », « pouvoir régional », « autonomie » ? Des mots qu’on ne prononce pas sur les berges de la Seine. Le problème ne s’y pose pas, le statu quo convient à ces messieurs – et pour cause ! 🙂

Pourtant, sur le site « Désirs d’Avenir » et grâce à notre méthode « d’Analyse Sémantique Ultra-Rapide » (ASUR) déjà éprouvée sur la « Charte anti-libérale » :-),  nous avons trouvé dans le discours de Rennes de Ségolène Royal, quelques passages qui pourraient augurer de l’ouverture que nous souhaitions dans un post du 21/02. ici

C’est un bon début même si nous continuons de regretter la discrétion du « Pacte présidentiel » sur ces point. En effet, comme dit le proverbe, « les paroles s’envolent… »

Nous attendons maintenant un vrai discours-programme sur la régionalisation et les identités car même si les « faiseurs de l’opinion » escamotent le sujet, il existe.

Tous les pays d’Europe l’ont réglé (sauf la Grèce !), exception française ou pas, il faudra y venir si l’on veut « moderniser la République ».

[20/02/07]
Ségolène Royal : Discours de Rennes

[…] Et je le réaffirme ici solennellement, la régionalisation est le fait que l’État donnera des moyens suffisants aux Régions pour défendre les entreprises des pôles de compétitivité, la régionalisation sera un des leviers d’une politique économique efficace. Oui, une nouvelle étape de la régionalisation sera lancée avec des transferts clairs de compétences comme le développement économique et l’équipement des universités. Et pour éviter les confusions, les péréquations indispensables viendront assurer l’égalité territoriale avec une réforme de la fiscalité locale sans laquelle il n’y a, ni justice, ni efficacité.

Décider au plus près, agir au plus juste, dépenser mieux, voilà l’esprit d’une nouvelle décentralisation qui permettra aux élus d’être plus responsables, aux citoyens d’être davantage associés, à l’État d’être plus ferme dans ses choix et plus respecté dans ses décisions.

Je ne conçois pas, à la différence des autres, le pouvoir comme une propriété. Je ne veux pas d’un État impotent à force d’être omniprésent et inactif alors qu’une administration doit faciliter et non pas empêcher. Le conservatisme, c’est d’abord le maintien d’un système politique épuisé et d’une centralisation archaïque et la République nouvelle que j’appelle de mes vœux, c’est une démocratie partagée qui repose sur la clarté dans les compétences, la transparence dans les financements et la responsabilité dans les actes.

Et je le dis ici aussi en respect pour les identités régionales et je sais que vous y êtes attachés. Je ferai ratifier la charte des cultures et des langues régionales pour donner toute leur place aux identités culturelles et linguistiques (culture, musique et langues). Et cet effort-là, cet engagement n’est pas incompatible, au contraire, avec ma volonté de promouvoir la francophonie à travers le monde. […]

[…] De la même façon, lorsque je dis, et je sais que cela bouscule les habitudes, lorsque je dis que nous construirons la France métissée, c’est-à-dire la France qui fait de toutes ses différences, y compris de ses identités régionales, qui fait de toutes ses différences avec tous ses enfants, d’où qu’ils viennent, ceux qui sont issus de la première, de la deuxième, de la troisième génération, et je ne veux plus qu’on utilise cette expression, que l’on n’utilise jamais pour les enfants venus des pays d’Europe, cette France métissée, c’est-à-dire celle qui est faite de toutes ces différences, cette France-là doit se lever, parce qu’on a besoin de toutes ces forces, de tous ces talents, dans leur diversité et dans leur authenticité. Alors que l’on cesse de crier au populisme parce que j’ai pris la peine, avant d’agir, d’entendre ce que le peuple a à nous dire. Qu’on cesse de me brandir devant le nez l’épouvantail de la démocratie d’opinion parce que je reviens tout simplement aux sources de la démocratie, dont le premier principe est, que je sache, qu’on gouverne avec le peuple et pas contre lui.[…]

le discours

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