Pollutom Calitom saute sur Chirac !

La Révélation vient de tomber, JR a choisi.

POLLUTOM CALITOM veut installer sa prochaine décharge dans le Bois du Chambon, commune de Chirac (16150), entre Vienne et Goire, forêt privée, interdite à ce jour aux promeneurs…

1,3 million de tonnes ou 40 ans de pollution pour ce bois qui n’en demandait pas tant.
6 camions par jour (promis-juré ! au moins au début…), c’est à dire 12 camions (en comptant le retour) pour faire le trajet Mornac-Chirac. Quel itinéraire ?

La RN 141 ? Jusqu’à Roumazières puis Loubert, et le pont de Manot ? Ou par Chabanais ?
Ou bien par Confolens, par la D 951 puis St Maurice de Lions par la D 948.
Apparemment ça ne tracasse pas POLLUTOM CALITOM.

Remarquons une fois de plus l’emplacement « stratégique » en limite de département … Pour accueillir un de ces jours les déchets de la Haute-Vienne ?

Quand à l’eau… Pas mal de ruisseaux prennent naissance dans dans le bois du Chambon. Ils alimentent la Vienne et le Goire…
Mais on nous promet des déchets secs et enveloppés de plastique isolant…

Mais qui sont les déchets ménagers et assimilés
.

C’est « assimilé » qui est important.
Selon l’ADEME :

« Les déchets ménagers et assimilés :
– Les déchets ménagers et assimilés sont ceux produits par les ménages y compris les déchets dits « occasionnels » tels que les encombrants, les déchets verts et les déchets de bricolage.
– Ce sont également les déchets industriels banals produits par les artisans, les commerçants et les activités diverses de service, collectés en mélange avec les déchets des ménages.
-Les déchets des collectivités locales :
Avec les déchets ménagers et assimilés, les déchets des collectivités locales constituent ce qu’on nomme parfois les « déchets municipaux ».
Ils reprennent :
– les boues de station d’épuration,
– les matières de vidange,
– les déchets des espaces verts,
– les déchets issus du nettoiement des voiries,
– etc…
 »
http://www.ademe.fr/midi-pyrenees/a_1_01.html

Un certain Yanouch K, riverain de POLLUTOM CALITOM à Ste Sévère, près de Cognac, donne son point de vue sur le blog de CL :

« Dans l’article de Frédéric Berg ( La charente libre du 18 octobre 2008 ) Nous découvrons l’un des lieux ou Calitom vient de jeter son dévolu : CHIRAC et précisément une fois de plus ,en milieu forestier !
Hasard coquin , l’article juste en dessous d’Agnès Maroncle , nous explique que la foret joue un rôle quantitatif et qualitatif en faveur de l’eau . CQFD

Les riverains du pôle puant Ouest Charente ne trouveront pas matière à se réjouir de cet « avant projet » qui en rappelle quelques autres .Simplement par charité chrétienne ou par humanité , nous ne pouvons être heureux à l’idée que les habitants riverains de cet « avant projet » risquent de subir ce que nous avons connu et ce que nous subissons .
Chacun est conscient qu’il faut apporter des solutions pour l’élimination des déchets , Peu nombreux sont convaincus que la mise en CET -CSDU- ou ISDND ( inventer des noms n’est pas régler les problèmes ! ) peut être une solution acceptable et possible , car il y a trop peu d’ exemples en ce sens , les sites acceptables sont , malheureusement bien trop rares. Les riverains des sites charentais savent qu’ils ne sont pas riverains de ceux là. Sur le site de Sainte Sévère , les différents syndicats n’ont jamais respecté complètement les arrêtés d’exploitations de la Préfecture .
Décharge aéré initiale transformée hors AP en empilage de balles de refus . Traitement de lixiviats transformé hors AP en épandage forestier puis en rejet pur et simple dans le milieu naturel . Mise en décharge aérée de refus de criblage détournée , hors AP ,en stockage d’ordures brutes . Site laissé libre, hors Arreté Prefectoral évidement , d’un accès pourtant extrèmement dangereux pendant de longue années , etc… Un tiers de siècle n’aura pas été suffisant pour apporter les preuves d’une volonté , voir d’une capacité d’exploitation conforme aux exigences réglementaires.
Les conditions zéro nuisance – zéro odeur n’engagent que ceux qui les croient. Si Calitom en était capable nous nous en serions sans aucun doute aperçus.

Si comme à Sainte Sévère, la foret de Chirac devient libre d’accès aux promeneurs , mis a part les riverains pollués et les membres des syndicats de défense , les amateurs de sous- bois risquent fort d’être bien peu nombreux à venir rêver de vie saine et de promenades bucoliques dans des lieux tels que Calitom nous les offre aujourd’hui . Je ne saurais trop recommander aux habitants menacés de contacter les riverains du pôle déchets ouest Charente . Recherchez sur l’annuaire téléphonique les habitants des villages de Orlut ( Cherves richemont ) La forêt – la Voute- la Cabanne – Marmounier ( Breville ) Chailloux – La Grelière – La Parisière – Panneloup – La Maitairie (Sainte Sévère )

Notons aussi , trouvé dans l’article pré-cité et pour terminer ce billet , la phrase révélatrice de l’état d’esprit Calitom : […concernant « Sainte Sévère qui s’agrandit mais n’a pas vocation à engloutir tous les déchets du département »….]  Voici quelques synonymes du verbe engloutir :
Abîmer , absorber , anéantir , avaler ,bâfrer, claquer, consumer, couler , croquer, dépenser , dévorer , dilapider , dissiper, embourber, enfiler , enfoncer , enfourner , engouffrer , ensevelir ………Voir les 3définitions du Littré

Pas beaucoup de notion du travail bien fait et de qualité environnementale dans tous cela , n’est ce pas ! Le verbe « traiter » aurait , a défaut d’autre réalité , justifieé la taxe ponctionnée !!
Puisque que Ste Sévère n’a pas vocation a engloutir tous les déchets , Calitom recherche a en engloutir ailleurs Alors : Chirac ????  »

http://blog.charentelibre.com/journal/index.php?2008/10/19/1744-chirac-elue-pour-un-possible-centre-de-stockage-de-calitom

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5 réflexions sur “Pollutom Calitom saute sur Chirac !

  1. Ne vous laissez pas ruiner par Calitom ! A ste sévère la valeure des biens immobiliers est tombée jusqu’a moins 30% . Les nuisances sont resenties à des dizaines de Km du site

  2. Je savais qu’à STE SEVERE les riverains souffraient énormément. Par expérience, mais ne sachant où vous en êtes de votre combat je vous conseille de porter plainte auprès du prefet si cela n’est déjà fait. Nous savons tous que ces nuisances olfactives sont néfastes pour la santé. Le CET près duquel j’habite a fermé le 31 décembre 07, nous en sommes à la réhabilitation faite par une nouvelle équipe municipale. Depuis _8 ans nous avons respiré du biogaz et d’autres personnes plus longtemps encore. Ne vous laissez pas faire. Il est inadmissible qu’en 2008 des personnes empoisonnent d’autres personnes au nom du profit. Des sites adéquates doivent être choisis en concertation avec la population les riverains et les autorités..

  3. En occitan, avem mai d’un biais de iò dire :
    pudida,
    pudesina,
    pudissença,
    pudicina,
    pudinha,
    pudentor,
    pudor.

    NB :
    [le « a » final se prononce « o » et le « o » se prononce « ou »]

  4. 18/11/08 –
    Stockage suspect de déchets toxiques dans le Calvados

    Substances_toxiques.JPGLe quotidien Ouest-France révèle aujourd’hui que la Drire enquêterait sur un stockage suspect de déchets toxiques au-dessus de la nappe phréatique de Falaise dans le Calvados.

    Ainsi, selon le quotidien régional, 40.000 tonnes de résidus de broyage automobile toxiques auraient été stockées en 2002 par la société Guy Dauphin Environnement de Rocquancourt. Yvan Gautier, le propriétaire des lieux où ont été stockés ces déchets à l’époque, confie au journal « quand GDE m’a proposé d’y mettre des gravats en me payant 2 euros la tonne, j’ai évidemment accepté ». Il ajoute, « on m’a toujours parlé de gravats. C’est René Hamel, un écologiste, qui m’a averti voici quelques mois. Il m’a dit que ces « gravats » utilisés pour remblayer mon parking étaient dangereux pour la nappe phréatique ».

    Suite à cette révélation, Yvan Gautier a interpelé GDE Environnement sur la nature des « gravats » en question. Il explique alors à Ouest-France que « la discussion fut courte. Un mois plus tard, une société d’investisseurs suisses a acheté ma brocante. Je n’ai pas pu négocier le prix ni obtenir un bail précaire de deux ans pour déménager mon activité ». Il est désormais contraint de débarrasser les lieux avant la fin du mois de février sous peine de verser une astreinte par jour de présence supplémentaire.

    Investigations en cours

    La Drire informée de l’affaire prévoit d’organiser une réunion jeudi prochain. Alain Schmitt, le directeur régional explique « nous allons mener des investigations sur place ». Quant à la société GDE Environnement, contactée par le quotidien, elle n’a pas souhaité s’exprimer.

    Tags : pollution, acteurs, déchets, substances toxiques

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