La Poste doit reconnaître l’occitan

Ces derniers jours, de nombreuses voix se sont élevées en Bretagne pour réagir aux déclarations d’un responsable de La Poste qui recommandait aux communes d’utiliser des noms de lieux en français plutôt qu’en breton afin de faciliter le tri du service postal.
Un certain nombre d’élus bretons dont Christian Guyonvarc’h (UDB/Régions & Peuples solidaires), vice_président du Conseil régional de Bretagne sont intervenus publiquement et auprès de la Poste.

La directrice de Cabinet de M. Bailly, président de La Poste a assuré que les propos rapportés dans les médias ne représentaient pas la position de la Poste.

Selon une réponse de M. Bailly « la Poste est soucieuse de concilier performance économique, satisfaction de ses clients et respect des valeurs de la République, de sa diversité linguistique et culturelle… »

Par ailleurs, dans un courrier répondant à la lettre de M. Le Drian, président du Conseil régional de Bretagne, M. Bailly assure que « en aucune façon la Poste ne privilégie le français pour le libellé des adresses ». Il annonce que les logiciels de l’entreprise seront même améliorés pour mieux prendre en compte la toponymie en langue bretonne.

Dans un communiqué, l’UDB conclut :  » nous pouvons continuer à envoyer nos lettres avec l’adresse en breton, et nos élus pourront toujours préserver notre patrimoine et nos noms de lieux. Mieux encore : le breton peut être retenu aussi bien que le français pour la dénomination des nouvelles rues ou espaces publics. »

Mais La Poste doit aussi appliquer ses bonnes résolutions en Occitanie.

En effet, elle tend de plus en plus souvent à jouer un rôle de « police linguistique » en refusant de distribuer le courrier adressé en occitan (généralement doublé de l’adresse en français !).
Or, de plus en plus de communes affichent publiquement leur identité occitane : panneaux d’entrée, plaques de rue… ce qui est « parfaitement légitime » (ministre de la Culture, Assemblée nationale, 7/05/2008).

L’occitan, comme les autres langues régionales, est aujourd’hui reconnu dans la Constitution (art. 75.1). Cela s’impose à tous, y compris au service public de distribution du courrier.

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