Le 29 janvier, c’était aussi SOS-Occitanie

Alors que la presse parisienne se focalise sur la manif de Paris le 29 janvier (pas aussi importante que contre le CPE, etc …), et les vedettes de la « scène politique », présents ou non dans la rue, les échos des régions, montrent une mobilisation massive en particulier en Occitanie. Dans les grandes villes: Toulouse, Bordeaux, Limoges, Clermont, Marseille, Montpellier, mais aussi dans les villes moyennes (Pau, Tarbes, Le Puy…) et même petites (Saint Junien, Saint Antonin-Nobleval…).

Le Figaro écrit (29/01/09 21:51):

« Les défilés ont rassemblé énormément de monde en province : entre 20 000 et 300 000 personnes à Marseille, entre 56 000 et 90 000 à Toulouse… Les petites villes ont mobilisé dans des proportions assez inédites : 7 000 personnes à La Rochelle, entre 7 000 et 10 000 à Brive-la-Gaillarde, 4 500 à Saintes… »

Les employés du public mais aussi du privé (menacés par les fermetures et les délocalisations), les étudiants, les lycéens, les retraités, les parents d’élèves ou d’adolescents, les simples citoyens qui voient les services publics fondre comme neige au soleil sont venus en masse dire NON à la politique de Sarkozy.
Le fonctionnaire « qui monte à Paris » étant depuis plus d’un siècle une « production  » occitane, ce sont de nombreuses familles, au pays, qui s’inquiètent des réductions d’effectif en plus de celles qu’ils constatent dans leurs propres services publics locaux….

La Dépêche (30/01/09 8:40):

« [A Toulouse] Dans le tintamarre, entre slogans et roulements de percussions ; au milieu des fumigènes qui obscurcissent parfois un soleil généreux, les manifestants échangent des témoignages largement marqués par l’angoisse. Ils parlent des délocalisations, de la perte des avantages sociaux, du chômage qui peut arriver si vite. L’état des services publics est aussi au coeur des craintes. »

L’Occitanie subit de plein fouet deux phénomènes :

  • la globalisation de l’économie et le primat de la finance, qui accélèrent les restructurations – délocalisations dans le privé.
  • la politique néo-libérale du gouvernement qui, couplée au centralisme français traditionnel provoque des ravages dans les services publics.
  • Malheureusement, il n’y aura pas de réponse dans le cadre politique centralisé actuel.

    La politique de Sarkozy tend toujours plus à « recentrer » les activités rentables, les cerveaux, les sièges sociaux, la production médiatique ou culturelle sur l’Ile-de-France.

    L’Occitanie déjà désindustrialisée par la crise des années 60-70, se sent directement menacée.

    Les « Régions » occitanes – si elles savent coopérer – seraient le seul contre-pouvoir capable de parler en notre nom, de faire face à l’Etat.

    Malheureusement, les conseils régionaux ont encore une vision trop succursaliste de la politique hexagonale : Paris en haut, eux en bas. Dotés de budgets et de compétences réduits, ils souffrent de la concurrence des conseils généraux soucieux de préserver leur existence.
    Quand à la gauche qui les dirige, son seul horizon est 2012 et la conquête de l’Elysée…

    L’Occitanie autonome, est la seule revendication capable d’unifier ce « país que vòu viure ».

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    Une réflexion sur “Le 29 janvier, c’était aussi SOS-Occitanie

    1. Osca , soi d’a fons d’accòrdi ambe vosautres , sus la posicion dels elegits en rapòrt del poder parisenc.
      Encara auèi , dins un jornalet del conse de la comuna de Mureth , legiguèri a perpaus del TGV que va nos costar la pèl del cuòl, entre cinquanta annadas, a la CAM d’aici. (que n’i a per d’unes n’i en a per totes.
      Consi podriam estre contre?
      Lo badaluc que diguèt aquò aquò’s lo conse. Vei pas que las garas clavan , que lo tren rotla pas mai qu’a quaranta a l’ora per anar a Auch o a Montauban o a Milhau , e qu’es totjorn question de clavar las linhas segondarias per que los ralhs son rovilhats.
      Mas el se pense qu’es plan de montar en très oras a Paris per anar veire las putas , o al Lido , a Disneyland,un còp l’an, mas qu’un trabalhador se tapa lo cuòl d’ora cada matin per anar susar lo crotèt , el o sab pas, a tres oras de Paris amagina un pauc , la bèla vida .
      E a cinq oras del cementèri de que nos contarà aquel capbord?

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