LGV : « que la région Ile-de-France participe au financement » !

Parmi les conditions que met la COMAGA (communauté d’agglo du Grand Angoulême) au financement de la LGV Paris-Bordeaux, une exigence intéressante et tout à fait justifiée, qui nous semble un minimum dans un tel projet:
« que la région Ile-de-France participe au financement » !

La Charente Libre ajoute :  « (ce serait une première qui semble peu probable) »

« LGV : La Comaga prête à cofinancer sous conditions

La
communauté d’agglomération est prête à participer au financement de la
future ligne à grande vitesse (LGV). La décision a été validée hier
soir lors d’une réunion extraordinaire du conseil communautaire. Le
ministre des Transports avait demandé un tel engagement aux 53
collectivités concernées avant la fin de ce mois. Un délai que le
Conseil général de la Charente ne respectera sans doute pas.

En revanche, la Comaga a assorti cet accord de principe à plusieurs
conditions. D’autant que «ce protocole d’intention n’est pas une
convention de financement», a souligné Philippe Lavaud à plusieurs
reprises. Cette convention de financement ne pourra être signée que
lorsque le futur concessionnaire sera désigné et les négociations
complémentaires seront engagées. Sans doute pas avant 2010.

Hier, la Comaga a voulu border les conditions de sa participation. Elle
exige une garantie de l’Etat pour maintenir le même nombre de dessertes
à Angoulême (23 actuellement), en tenant compte des gains de temps
prévus «pour que l’on ne nous fasse pas passer des sortes de faux TGV»
a estimé le président. L’agglomération exige également un «engagement
ferme de l’Etat» pour réaliser le programme de développement et de
modernisation d’itinéraires (l’achèvement du contournement ouest de la
RN 141 avec le raccordement de La Vigerie) et les travaux de mise à
deux fois deux voies des RN 10 et 141 (ce que le Conseil général
souhaite également).

Autre exigence: que la région Ile-de-France participe au financement
(ce serait une première qui semble peu probable). L’agglomération a
ajouté un certain nombre de conditions financières: plafonnement de sa
participation à 9,83 M€ (12,4M€ en tenant compte de
l’indexation), la mise en œuvre d’un prêt à taux réduit sur
quarante ans: «Ce qui représentera malgré tout 400.000€ par an
pour la Comaga», a rappelé François Nebout. L’agglomération a voté en
plus une clause suspensive pour interrompre son éventuel financement
«pour éviter toute conséquence négative sur les finances de la
collectivité». En fait, la Comaga veut se prémunir contre les
conséquences d’une éventuelle réforme de l’Etat de la taxe
professionnelle qui pourrait amputer ses propres ressources…

Trois élus communistes (Annette Feuillade, Nadine Guillet et Nicolas
Baleynaud) ont voté contre ce protocole estimant que c’est l’argent
public qui va financer à terme un équipement dont profiteront des
concessionnaires privés. Nicolas Denis (PRG) a choisi l’abstention. »

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