Puisqu’ils ont choisi de poser leurs valises à Vieux-Mareuil, c’est pour eux une évidence d’apprendre l’occitan d’ici…

Si à Confolens, certains déplorent que les « Britanniques souvent isolés dans la campagne et qui manifestent leur désir de s’intégrer [] ont quelquefois du mal à communiquer avec leurs voisins dont certains parlent encore le patois”. (cf le post du 3/02/2009), il en va différemment à Lussas-et-Nontronneau (24).

L’ouverture culturelle n’y est pas un vain mot et l’occitan y est reconnu à sa juste valeur à égalité avec les autres langues.

Paru dans Sud-Ouest (Dordogne) le 20/02/2009

« My tailor is occitan

Le cours hebdomadaire d’occitan de Jean-Pierre Reydy, de l’Union occitane Camille-Chabaneau, commence invariablement par un tour de table où chaque participant raconte une anecdote vécue dans la semaine ou une histoire…

C’est ainsi qu’André est devenu le spécialiste de la « nhòrla », que Fabienne conte les recettes de cuisine de sa grand-mère sarladaise, que Marcel lit ses poèmes et que le maire de Lussas, Mauricette Belly, parle de ses projets de restauration de l’église romane. Toujours en occitan, Jeanine explique comment on doit faire cuire les châtaignes, Serge raconte ses exploits sportifs et Philippe décortique quelques-uns des mots intéressants qu’il a appris dans la semaine.

Apprendre toutes les langues

Tous ont été extrêmement surpris d’entendre Sandra et Geof, un couple d’Anglais, raconter dans un occitan plus que convenable leurs aventures de la semaine avec toujours beaucoup d’humour (anglais, bien sûr !)

Mais comment se fait-il que des Anglais apprennent l’occitan, alors que la plupart des gens du pays essaient de l’oublier ? Avec un grand sourire, Geof répond qu’il est linguiste et qu’il aime apprendre toutes les langues, qu’elles soient « langues mortes, langues vivantes ou agonisantes ». Et puisqu’ils ont choisi de poser leurs valises à Vieux-Mareuil, c’est pour eux une évidence d’apprendre l’occitan d’ici. Sandra, qui a des ancêtres auvergnats, ajoute qu’elle a du plaisir à le faire puisqu’elle trouve la langue « harmonieuse et riche ». Ils assistent à deux cours par semaine, le mardi à Lussas et le vendredi à Bourdeilles avec le conseiller général de Brantôme, Jean Ganiayre.

Les tuiles romanes rouges de Vieux-Mareuil, le climat, la verdure, l’accueil de ses habitants ont charmé dans un premier temps Sandra et Geof, puis la culture et la langue ont ajouté encore davantage de richesse à ce pays à leurs yeux.

Sandra et Geof participent activement à l’animation de la cité : Sandra est conseillère municipale et Geof président du Comité des fêtes, poste qu’il ne pourra plus exercer, à cause de son travail d’enseignant d’anglais trop éloigné de Vieux-Mareuil.

Le rugby en occitan

Tous deux regrettent de ne pas pouvoir écouter la radio ou voir la télé en occitan. Pour Geof, « l’idée que l’on ne puisse pas voir un match de rugby en occitan est aberrante ! » Sandra ne comprend pas qu’il n’y ait pas des émissions occitanes pour les enfants, des dessins animés, des vidéos. Heureusement, via Internet, le couple arrive à suivre certains programmes réalisés dans d’autres régions occitanes, même Toulouse, « avec une vieille radio à piles sur 945 mètres ondes moyennes. Cela marche ! »
Auteur : R. Z.  »

L’émission en question « Passejadas Occitanas » passe le samedi sur l’ex-Radio Toulouse », 945m AM de 11h45 à 12h45.
On peut l’écouter depuis la Charente Occitane.

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2 réflexions sur “Puisqu’ils ont choisi de poser leurs valises à Vieux-Mareuil, c’est pour eux une évidence d’apprendre l’occitan d’ici…

  1. Chau pas dire que fan pas ren per la linga en Dordonha-Peirigòrd, e subretot dins lu brave país de Nontron, Sent Pardol, Brantòsme e Tivier, l’Union Occitana Camille Chabaneu nos fai un brave trabalh.
    I enquera de chamin de far mas au mens fai plaser de zo veire ed auvir.

    Quante parlem daus britaniques que se tròban en cò nòstre chau pas obludar que jos britaniques i a d’ angles , òc de segur, mas d’autres que son maitot d’escosses, d’irlandes, de gales(bor da!) tan coma n’autres sem occitans e dau Lemosin o dau Peirigòrd, quo pòt ajudar a crear quauques lijams en mai dau rubi.
    Las menoretats s’aprueiman.
    Quand nous parlons de britaniques qui se trouvent chez nous, il ne faut pas oublier que sous le britannique perce l’anglais , bien sûr, mais aussi l’écossais , l’irlandais , le gallois(bore da!) autant que nous sommes occitans et du Limousin et du Périgord, ça peut aider à créer quelques liens en plus du rugby.
    Les minorités s’attirent.

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