Tri mécano-biologique : un compost de piètre qualité

Lu dans le Figaro du 30/03/2009

Ces villes qui soignent leurs biodéchets

[…]
« • Les techniques actuelles

Le compostage. Les déchets organiques sont mis à fermenter en ventilant le mélange et en y ajoutant de l’eau. Le résultat donne un humus ou un compost permettant de fertiliser les sols.

Le lombricompostage. Ici, le travail de transformation des déchets est effectué par des vers de terre qui s’en nourrissent. Cette technique peut notamment être utilisée par des particuliers en ville (voir encadré ci-dessous). Parfois aussi, de véritables fermes lombricoles élèvent des vers qu’ils nourrissent de déjections animales ou de résidus alimentaires afin de vendre leur compost.

La méthanisation. C’est la technique la plus complexe et la plus coûteuse mais aussi l’une des plus prometteuses. Ce processus naturel de fermentation se fait en milieu fermé, en absence d’oxygène. L’opération débouche sur une importante production de biogaz, souvent utilisé pour produire de l’électricité et une faible quantité de digestat qui peut être utilisé comme engrais.

Le tri mécano-biologique. À l’inverse des méthodes précédentes qui s’appuient sur un tri de qualité, ce système utilise des machines pour broyer un mélange de déchets b.iodégradables et non biodégradables. Le compostage du tout permet bien une réduction du volume de déchets, mais le résultat se révèle de piètre qualité et on peut difficilement l’utiliser en agriculture

[…] »

par contre, dans le Confolentais du 26/03/2009 :
« Déchets ménagers : Calitom veut toujours plus recycler. Avec 50% de valorisation de nos déchets, les Charentais sont de bons élèves. Le syndicat départemental Calitom, espère pourtant faire mieux avec notamment la construction de deux usines de tri mécano-biologique »


CALITOM compte-t-il enrichir les terres du Confolentais avec son compost ? ou les polluer davantage ?

http://www.lefigaro.fr/vert/2009/03/30/01023-20090330ARTFIG00362-ces-villes-qui-soignent-leurs-biodechets-.php

Publicités

4 réflexions sur “Tri mécano-biologique : un compost de piètre qualité

  1. Bonjour.
    Mars 2009. Vendée. Temps magnifique, idéal pour une Sortie NATURE. Notre groupe a suivi un chemin, un ruisseau, des haies, … De l’autre côté du ruisseau, un amas grisâtre dans un champ est apparu, une forme non identifiable. Ce n’était ni de la terre, ni des boues, ni des machefers. Plus on s’approchait, plus ça serrait le coeur ! On a découvert ce qu’un agriculteur mettait dans son champs… et ce ne sont pas des vitamines. Dire que la « chose » est présentés comme du « compost », alors que ce n’est ni plus ni moins qu’un amoncellement de détritus grossièrement broyés : des éclats de verre, de porcelaine, des sachets plastiques déchiquetés, des emballages en plastique dur… mêlés d’emballages de médicaments et de piles ! Edifiant. Tri mecano biologique (TMB), « mécanique » okay, « biologique » plus difficilement explicable.

    Je suis effarée. Comment ose-t’on appeler ça « compost » ? Comment peut-on distribuer ce produit comme « fertilisant » ? Comment peut-on accepter d’incorporer ces déchets à la terre que l’on cultive ?
    Qui est responsable ? Les industriels ? Les consommateurs ? Les élus ? L’usager final (un agriculteur qui n’a pas le respect de la terre, est-ce encore un agriculteur ?) ? Assurément tous. Individuellement par nos choix. Collectivement par nos silences. Posons nous les bonnes questions !!!

    C’est le prix à payer pour une irresponsabilité citoyenne. On refuse les incinérateurs, mais on ne réduit pas sa consommation, ni la quantité de ses déchets… Or ces mêmes déchets ne disparaissent pas comme par enchantement !!! Résultat : on se retrouve avec ces verrues et de nouveaux problèmes : la contamination des sols, des eaux souterraines, des produits récoltés; et de nouvelles charges pour cette prestation. De par les conventions signées entre les collectivités et les industriels, ces usines sont installées pour des années dans le paysage ! Le Tri Mécano Biologique n’est pas une solution durable !

    Il existe plusieurs usines de ce type maintenant en France. Il doit forcément y avoir de ces amas grisâtres posés sur des champs autour de chez vous. Allez-y, organisez des sorties « nature » en famille, entre amis ou entre voisins. Montrez ces tas de détritus posés dans les champs, regardez la terre qui devient peu à peu une mosaïque toxique. Il faut que les élus voient ça ! Il faut qu’un maximum de personnes voient ça ! Parlez-en autour de vous, montrez des photos, expliquez… Emmenez-les sur place. Il faut qu’il y ait une prise de conscience collective ! Il faut qu’on reparle de l’élimination de nos déchets. On est tous concernés, on peut tous s’exprimer. Pour mieux agir.

  2. Afin de compléter mon point de vue sur le sujet et d’éclairer ceux que cela intéressent,même si l’on n’ai pas forcément d’accord sur mes suggestions,je communique le courrier que j’ai adressé à la commission d’enquête.
    Bonne lecture!

    Monsieur Jacques SAINT-PAUL
    Président de la Commission d’Enquête
    Bureau de l’aménagement de l’espace
    Préfecture des Pyrénées-Atlantiques
    2 rue du Maréchal Joffre
    64021 PAU CEDEX
    Anglet le 02 décembre 2008
    RAR.
    Objet :Observations de Monsieur Guy Vanmeulebroucke,demeurant 1,chemin de Constantin 64600 à Anglet.
    Monsieur le Président,

    J’ai l’honneur de vous communiquer ci-dessous,les observations et suggestions ainsi que diverses informations en annexes, concernant le projet de révision du plan départemental de gestion des déchets et assimilés,pour insertion dans le registre d’enquête publique,en application de l’arrêté préfectoral N°08/ENV/045 du 27 OCTOBRE 2008.
    Vous en souhaitant,une bonne réception,
    Je vous prie de croire,Monsieur le Président, à l’expression de mes salutations distinguées.

    Le projet de plan qui est soumis à enquête publique,fait suite à la décision de Monsieur le Préfet en 2003,de procéder à une révision du plan qui c’est achevée en 2008.
    Ce plan,très fourni, confus et complexe,à la limite de l’incompréhension,appelle diverses remarques;il contient par exemple,dans un même dossier et d’un dossier à un autre des informations diverses,éparpillées,mélangées et répétitives,comme par exemple des données globales avec des données locales.
    Celui-ci comporte de graves lacunes quand à diverses procédures,des omissions,des incertitudes,des interprétations,des incohérences et un formalisme ésotérique.
    Le périmètre global de ce plan étant des plus complexe,les observations ci-après concerne principalement la zone du périmètre local dont l’EPCI Bil Ta Garbi et le syndicat Bizi Garbia assurent la gestion.
    Le projet qui nous est proposé,est basé sur une politique de l’enfouissement et des dépenses de l’argent public à fond perdu.
    Il n’est pas question de critiquer l’action menée en faveur notamment,du compostage individuel,du tri sélectif à la source,des apports volontaires et de l’eco-conception,qui par ailleurs est du ressort des fabricants et des distributeurs.
    Le compostage individuel relève tout d’abord de la possibilité et des besoins personnel,mais celui-ci n’a qu’une importance toute relative par rapport à la population globale et en particulier à celle des zones urbanisées.
    La mise en œuvre d’une collecte sélective généralisée en porte à porte,des déchets fermentescibles(FFOM)avec distribution de sacs biodégradables est une solution envisageable, celle-ci se développe de plus en plus dans le pays et deviendra certainement obligatoire.
    Cela concerne également les professionnels.
    – une initiative locale pour un compostage collectif de qualité est toujours possible.
    – en fonction des besoins locaux le compostage aérobie accéléré est une solution.
    – la méthanisation-compostage avec production d’électricité est la plus adaptée.
    1
    Le tri-sélectif et l’apport volontaire sont essentiellement le fruit du comportement éco-citoyens,mais le plan ne prévoit qu’un immense centre de tri uniquement pour les journaux revues,magazines et emballages sur Bayonne,mais aucun véritable centre de tri multi-filières, englobant les ordures grises,les encombrants et tous venants.
    – la réalisation de 3 ou 4 centres dimensionnés par rapport aux besoins,implantés localement après études logistiques et accolés si possibles à des quais de transferts et d’autres activités éventuelles,est possible.
    Concernant la politique de Bizi Garbia,nous ne savons pas comment et ou seront traitées les FFOM des gros producteurs,si cela se fait,mais les déchets non collectés continuerons à être enfouis sur un site dont la capacité est de 50000t/an jusqu’en 2024.
    D’après les éléments connus,la gestion des déchets mise en œuvre,n’est pas conforme aux textes et règlements concernant le tri préalable,le recyclage,la valorisation et en particulier, l’enfouissement.
    Concernant le site d’Hasparren,dont la capacité est de 72000T/an jusqu’en 2015 et qui reçoit les DIB des entreprises et les encombrants de certaines collectivités,n’a jamais fait l’objet d’études afférentes aux déchets,ceux-ci étant par ailleurs enfouis en mélange ;la gestion mise en œuvre est identique à celle précité.
    – sans préjudice,pour la filière de traitement des déchets ménagers et assimilés,les équipements pour le traitement des DIB et des déchets du BTP existent aussi sur le marché,les PRO… nomment cela : la veille technologique (annexe).
    Concernant le site de Bacheforès qui,pour le moment sert de quai de transfert pour le transport des déchets enfouis dans d’autres départements en particulier en Gironde,le plan est imprécis quant à son devenir(annexe).
    Sauf,à contracter le syndrome nimby ou pour des raisons spécifiques, une utilisation est possible ;la loi prévoit également la possibilité de retrait et de valorisation des déchets stockés,loi renforcée par la décision n°286711 du 13 juillet 2006 du Conseil d’Etat.
    – ce site qui est disponible,pourrait être réaménagé en conséquence et recevoir les équipements pour la création d’un véritable pôle de traitement et de valorisation des déchets.
    Concernant le traitement des fameux déchets dits ultimes,car il y en aura toujours,le plan ne présente aucune solution alternative,innovante et valorisante alors que des solutions existent.
    – le procédé de gazeïfication-vitrification à la torche plasma,présente plusieurs avantages ;capable de traiter toutes sortes de déchets et en premier lieu les déchets dangereux, comme l’amiante,les DASRI et comble de l’ironie les fameux REFIOM issus des incinérateurs.Le gaz sert à produire de l’électricité,la vitrification produisant des granulats utilisables dans l’industrie du BTP.Les conclusions des analyses du rapport du conseil scientifique du programme VIVALDI sont très significatives à ce sujet (annexe).
    Concernant l’EPCI Bil Ta Garbi,le pré-traitement par la stabilisation des déchets organiques est dépassé et le compost éventuel qui en est issu est interdit pour l’épandage,n’étant pas en conformité avec la NFU-44-051.
    Le plan départemental qui ne localise pas les projets de Bil Ta Garbi ne fait pas état d’enquêtes publiques préalables et encore moins d’autorisations sur les ICPE.
    La phase de réalisation des travaux pour chacun des projets ne peuvent débuter puisque les études ne sont pas faites car les projets finalisés sont INEXISTANTS.
    Le projet prévu à Bayonne sur le site d’ARKONDO/BATZ dont le coût prévisionnel est estimé à plus de 46 000 000 € HT bas de l’aile avant de commencer(annexe).
    2
    Il se trouve que le site choisi,est un site boisé de 8 hectares dont 2 sont exploités avec un bail à ferme par des pépinièristes ;ce site est situé non seulement près des habitations et d’un centre commercial et surtout d’un espace naturel sensible accolé à un site classé(annexe).

    Il s’avère que les propriétaires et les pépiniéristes ne sont ni vendeurs,ni cédants.
    Concernant le projet du site de Charritte-de-Bas dont le coût prévisionnel est estimé à plus de 20 000 000€ Ht qui comprend en plus de la stabilisation un site d’enfouissement de 25000T/an,n’est pas finalisé non plus,d’autant que la nouvelle municipalité serait opposée à ce projet(annexe).
    C’est dans ce contexte que Bil Ta Garbi vient de procéder à deux appels d’offres de marchés publics de services,l’un concernant l’assistance à maître d’ouvrage pour les dossiers administratifs comprenant entre autre les DUP,ce qui laisse supposer d’éventuelles procédures d’expropriations ;l’autre concernant les dossiers techniques,financiers etc…(annexe).
    Ce qui est surprenant dans le plan c’est l’absence d’une rubrique spécifique avec état comptable et rapport d’analyses issus d’un contrôle de gestion sur le coût réel de la politique de l’enfouissement ;par exemple les versements actuels de Bil Ta Garbi à Bizi Garbia qui se chiffrent à près de 10 000 000€Ht pour une période de 5 ans et qui ne ferons qu’augmenter,ceci n’étant qu’une petite partie des coûts réels.
    En outre,aucunes études et analyses comparatives ne sont réalisées sur les politiques de gestion misent en œuvre ou envisagées ;par exemple la gestion en régie directe (collecte, tri,traitement,valorisasion),les délégations de services d’exploitation des équipements publics financés par les contribuables,la valorisation des déchets revendus par des sociétés privées,alors que les coûts de traitements et des transports sont à la charge des collectivités…
    Les techniques,les équipements et matériels sont nombreux et variés et en fonction de la destination à atteindre,il s’agit de prendre le bon train et ne pas finir sur une voie de garage.
    Dans le cadre du développement durable,du grenelle de l’environnement et de l’agenda 21,la GESTION GLOBALE DES DECHETS y a toute sa place ;celle-ci doit être objective,novatrice,évolutive,cohérente et bénéfique pour toute la collectivité.
    La CCI de Bayonne se plaint que la région manque d’activités,mais selon les choix retenus,des projets biens ficelés et un programme pluri-annuels plannifié,aurait des retombées économiques pour les entreprises en amont comme en aval avec la création d’emplois durables.
    Le plan se réfère en particulier à la Circulaire du 28 avril 1998 relative à la mise en œuvre et l’évolution des plans départementaux d’élimination des déchets ménagers et assimilés.
    Depuis dix ans,les dispositions contenues dans cette circulaire et l’application des textes qui s’y rattachent non pas étaient fondamentalement suivies d’effets.
    Les dispositions de cette circulaire,sont de portée générales,spécifiques, évolutives et complémentaires(annexe).
    Elles s’appliquent notamment à l’élaboration,aux contenus,à la révision et aux suivis périodiques des plans,deux ans en moyenne,aux adaptations permanentes et évolutives selon la situation économique et technique du moment ainsi qu’à la modification et l’actualisation des plans par l’arrêt des techniques obsolètes.
    Concernant la définition du déchet ultime et en particulier de sa définition locale dont le plan fait référence,il convient donc de la replacer dans le contexte général de la circulaire et de sa définition de par la loi.
    Le législateur ayant pris soin de donner une définition du déchet ultime,ni les élus locaux,ni les rédacteurs du plan d’élimination des déchets ne sont fondés à s’en exonérer et à concevoir une autre définition qui s’écarte de la loi.
    3
    Une interprétation restrictive,sorti de son contexte,ne peut changer à l’évidence ni l’esprit,ni le fondement de la loi et les règlements qui s’y rattachent.
    Les tribunaux sont particulièrement attentifs quant aux respects et à l’application des textes et dispositions qui régissent l’élaboration et le contenu des plans y compris les procédures qui en découlent.
    Les décisions de Justice ci-dessous sont significatives à ce sujet :
    Arrêt n° 99 BX02174 du 20 novembre 2003 pris par la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux.
    Arrêt n° 00MA00928 du 10 novembre 2004 pris par la Cour Administrative d’Appel de Marseille.
    Arrêt n° 06BX 01822 du 15 avril 2008 pris par la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux.

    Au 2 de l’annexe de la circulaire du 28 avril 1998,il est précisé en substance ceci :
    Le droit à la « différence »
    Un plan départemental ou interdépartemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés se conçoit comme un « puzzle »dont chaque pièce est le plan élémentaire élaboré pour chaque groupement de communes assurant,sur son territoire ou périmètre,l’élimination des déchets ménagers et assimilés……
    -le niveau départemental,concrétisé par un document d’objectifs,d’organisation et de programmation à moyen et long terme,le plan départemental ;il convient de conserver,par sa rédaction,une certaine souplesse permettant les adaptations et évolutions futures ;
    -le niveau de chaque périmètre d’élimination,beaucoup plus précis et détaillé au plan technique,financier,économique,….(choix des filières,des sites,échéancier de réalisation,…)et correspondant davantage aux moyens à mettre en œuvre à court terme ;les résultats de ces études alimentent les réflexions menées au niveau départemental et permettent d’abord l’élaboration du plan puis son ajustement et son évolution régulière,en fonction du retour d’expérience de sa réalisation.

    En conclusion :
    Au vu des observations principales exposées ci-dessus,
    Considérant,que le projet de révision du plan départemental de gestion des déchets ménagers et assimilés des Pyrénées-Atlantiques soumis à enquête publique,n’est pas,sur le fond et dans la forme,conforme aux lois,règlements et procédures qui s’y appliquent,
    Pour toutes ces raisons,dans ses conclusions,la Commission d’Enquête ne peut que rendre un AVIS DEFAVORABLE.

  3. Ceci est le dernier mail que je viens d’adressé aux élus du Pays Basque et des PY.ATL. concernés par le traitement des déchets;infos que j’ai trouvé sur internet en tapant sur le moteur de recherche »TRI MECANO BIOLOGIQUE DES DECHETS »!
    Bonne lecture!

    Localtis.info :

     » Le tri mécano-biologique des déchets fait débat

    publié le 20 juillet 2009

    Discrètement mais sûrement, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) le répète : elle ne compte plus accorder de subventions aux nouveaux projets d’installations de tri mécano-biologique (TMB) des déchets. L’annonce intervient alors même que dans certains départements, les Deux-Sèvres ou la Vendée par exemple, des unités de TMB sont ou vont être créées, souvent avec l’appui du conseil général. En 2008, on en recensait huit en France mais une trentaine sont visées d’ici 2013. Des associations environnementales s’opposent pourtant à leur généralisation, en brandissant un argument choc : si le compost généré en bout de chaîne par ces installations permet bien de réduire les volumes de déchets organiques à traiter, il se révélerait d’une piètre qualité.
    En Alsace, un élu tel que Dany Dietmann, maire de Manspach (Haut-Rhin), va plus loin en ajoutant que ce compost produit est généralement inutilisable du fait de sa saturation en métaux lourds. Selon lui, certains voisins européens fermeraient dans ce sens un par un leurs sites de TMB. Explication : ce procédé de tri par criblage permet de séparer les déchets organiques des fractions non-organiques, mais sans pour autant éliminer suffisamment de particules fines et de polluants pour obtenir un compost normé. Dès lors, même des organismes de certification comme Ecocert s’opposent à l’utilisation de ce « compost » en agriculture biologique.
    Quant à l’Ademe, elle rappelle que le risque encouru par les collectivités qui investissent dans ce type de dispositif est qu’in fine, le compost produit soit de si mauvaise qualité qu’il nécessite d’être stocké ou incinéré. L’Ademe s’appuie à ce sujet sur une étude que vient de publier le bureau d’études économiques Bipe. Celle-ci porte sur 65 sites de TMB existant en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, en Catalogne et en France. Dans le cas français, le document note que « l’encadrement réglementaire des unités existantes reste à compléter et l’exigence de qualité du compost produit à renforcer ». La complexité de traitement en jeu dans ces centres y est nettement soulignée. En supprimant les aides jusque-là accordées aux collectivités qui souhaitaient s’en doter, l’Ademe prend ainsi parti et vise, selon Marc Chevery, chef du département déchets de l’agence, à « ne plus susciter un engouement excessif pour cette filière ».

    Morgan Boëdec / Victoires-Editions

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s