Décharges : les enfouisseurs s’en vont, la commune paye

Ce qui guette la Charente Limousine si les projets de décharge se concrétisent à Chirac ou ailleurs…

A Audenge (33), la municipalité se retrouve responsable de la décharge Edisit, depuis le dépôt de bilan de cette société!
Coût de la « réhabilitation » à la charge de la collectivité : 2 600 000 € ! dont 400 000 € pour la seule commune d’Audenge.

Qui va payer ? le contribuable…

Selon le site « Vigie décharge Audenge-Marcheprime »

« Le dépôt de bilan d’EDISIT a changé la donne

Le dépôt de bilan de la société EDISIT a constitué un évènement majeur en ce début d’année perturbant le schéma annoncé des opérations. La société EDISIT qui avait déjà abandonné le centre depuis plusieurs semaines, s’exempt ainsi des travaux de fermeture des derniers casiers (1,5 millions d’euros) et de la post-exploitation (350 000 euros/an sur 30 ans) dont elle avait la charge.

Les Audengeois se retrouvent donc confrontés à une situation critique autant par les nuisances que par un surcoût financier annoncé.
* La mairie d’Audenge a été l’exploitant légal du C.E.T.
* La préfecture a entamé des démarches pour faire assumer cette situation à la commune d’Audenge seule, ce qui aurait pour effet la mise sous tutelle de la commune. »

Selon le journal Sud-Ouest du 14 avril :

Sud-Ouest (edition Bassin d’Arcachon) Mardi 14 Avril 2009

« ENVIRONNEMENT. Un accord financier a été trouvé pour la mise en sécurité du site de 40 hectares Centre d’enfouissement des déchets : Audenge sort enfin de l’impasse

Depuis qu’Edisit, la société exploitant l’ancien Centre de traitement des déchets (CET) d’Audenge, a déposé son bilan en janvier, la collectivité était dans une impasse. Comment à elle seule assumer le coût de la mise en sécurité du CET, un site qui s’étend sur 40 hectares ?

Ceci équivaut à un coût de 2 600 000 euros portant sur la couverture des casiers d’ordures et leur raccordement aux réseaux de traitement. Ces travaux auraient dû être réalisés par Edisit mais, un an et demi après la fermeture du CET, ils font toujours défaut. Avec, comme conséquence, de graves nuisances olfactives pour les Audengeois.

« Un soulagement »

Vendredi, une énième réunion en sous-préfecture a permis d’aboutir à un accord entre les collectivités : commune d’Audenge, état, Conseil général et le syndicat intercommunal du bassin d’Arcachon (Siba). Ce dernier, qui réunit les dix communes riveraines du plan d’eau, a d’ailleurs décidé de mettre conséquemment la main à la poche.

Pour Nathalie Le Yondre, le maire de la commune, élue en 2008 et ayant hérité du passif du CET, c’est « un soulagement ». « Audenge participe à hauteur de 400 000 euros. Ce qui a d’énormes conséquences sur notre budget », explique l’édile qui se verra dès demain soir, à la faveur de son conseil municipal, obligée d’annoncer une hausse conséquente des impôts (1).

Pour autant, après avoir vécu ces derniers mois dans la crainte de devoir assumer seule ce coût, Nathalie Le Yondre reprend espoir. Car, bien que situé sur la commune d’Audenge qui en était l’exploitante, le CET a accueilli durant des années les déchets de tout le bassin d’Arcachon. Et jusqu’à vendredi, si les trois intercommunalités Sud-Bassin, Nord-Bassin et Val de l’Eyre avaient donné leur accord de principe quant à une participation financière, rien n’était finalisé. L’engagement du Siba a été décisif.

« Nous avons convaincu que nous ne pouvions pas tout faire tout seul », poursuit Nathalie Le Yondre qui se sent aujourd’hui « accompagnée et soutenue ». « Le Siba s’engage dans le cadre de la protection du plan d’eau. Il prend en charge les travaux d’investissements. » Des travaux que la commune avait débutés en urgence avec ses propres moyens et qui, dans les semaines à venir, devraient être finalisés.

La réhabilitation ensuite

Pour autant, ce grand pas en avant ne marque pas la clôture du dossier du CET. Car, après la mise en sécurité du site, doit venir sa réhabilitation. Une seconde phase pour laquelle le Siba ne participera pas et pour laquelle d’autres co-financeurs seront appelés autour de la table. Et parmi eux tous les « responsables ».

Une action en justice a en effet été engagée afin de dégager les responsabilités qui font encore défaut dans le dossier. Edisit est en priorité montrée du doigt. « Cette année nous nous substituons complètement à l’entreprise », explique le maire d’Audenge qui assure que lorsque les recettes émanant notamment des assurances seront dégagées, elles seront réparties entre les actuels financeurs de la mise en sécurité.

Quant au coût de la future réhabilitation, il dépendra de l’étude actuellement en cours et dont les résultats, à venir dans les mois prochains, devraient attester d’une éventuelle pollution du site.

(1) Le Conseil municipal se réunit demain à 19 h 30.
Auteur : Sabine Menet  »

NB : Edisit a changé de nom, maintenant, ils s’appellent Ulysse (publicité dans la Charente libre du 3 avril, p12)…

Pour information sur la décharge d’Audenge, voir le site :
http://vigidecharge.free.fr/

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