L’autonomie répond à la crise

Occitanie, Bretagne, Corse, Pays basque nord, Catalogne-nord, Alsace, Savoie, … La question de l’autonomie est posée depuis de nombreuses années. Le centralisme reste religion officielle de l’Etat français mais la crise écologique, économique, sociale exige de nouvelles réponses. « Ringarde » et méprisée (ignorée ?) hier selon les penseurs officiels, l’autonomie des régions montre en Europe sa capacité à répondre aux problèmes, quand le mammouth étatique s’enfonce de plus en plus dans le marécage de la récession… Même à Science-Po Paris, au coeur de l’Etat, quelques neurones commencent à prendre conscience …

Lu sur Localtis.info :

Régions : l’exemple basque fait des envieux

publié le 12 juin 2009

A l’heure où la France s’interroge sur son organisation territoriale, dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales, certaines régions françaises s’intéressent à l’exemple original du Pays basque espagnol. Un colloque, organisé ce 16 juin 2009 à Sciences-Po Paris, « Régions : l’exemple du Pays basque espagnol face à la crise », permettra de détailler les atouts d’un tel modèle. « Pour le développement de son territoire, l’un des atouts principaux d’Euskadi – la communauté autonome du Pays basque – est l’étendue des compétences dont elle dispose, qui lui permet de piloter seule la totalité de la politique économique sur son territoire« , explique Jean-Pierre Larramendy, président de l’Institut France Euskadi. Ceci, à l’heure même où en France, les régions tentent, parfois péniblement, de faire valoir et de déployer leurs compétences en matière, notamment, de développement économique et de formation professionnelle. Autre atout du modèle basque : la région gère seule et librement, depuis 1981, l’ensemble des impôts auxquels sont assujettis les Basques et les sociétés implantées sur le territoire. « L’avantage de ce système est la maîtrise totale de la politique budgétaire par l’exécutif local et la proximité entre la perception et l’utilisation des ressources fiscales« , détaille Jean-Pierre Larramendy. Si cet avantage n’est pas sans risque, surtout en période de crise, avec notamment un risque de baisse des recettes fiscales, le modèle résiste plutôt bien. La région a été bien évidemment atteinte par la récession, mais trois mois après le reste de l’Espagne. Un recul de 2,5% du PIB régional a ainsi été enregistré au cours du premier trimestre 2009 par rapport à la même période en 2008, contre une baisse de 2,9% au niveau espagnol. Au dernier trimestre 2008, le PIB basque avait continué de croître (+0,4%) par rapport à la même période en 2007, alors que l’Espagne entamait déjà une croissance négative de -0,7%. Et si le chômage augmente depuis la fin de l’année 2008, avec une hausse de deux points, il reste faible par rapport au niveau national : 10,33% contre 17,36% au niveau de l’Etat. « Le gouvernement a pu soutenir largement l’industrie et l’ensemble du secteur économique basque grâce à un plan de lutte contre la crise conçu sur mesure en fonction des besoins du tissu économique, précise Jean-Pierre Larramendy. La coopération systématique et soutenue entre les pouvoirs publics et les entreprises permet de cibler davantage les aides et de renforcer leur efficacité avec des circuits de décisions plus courts et des études d’impacts plus rapides à établir. » Plusieurs régions, comme le Nord-Pas-de-Calais, l’Alsace et la Bretagne, se sont déjà déplacées pour observer les spécificités de ce modèle. Le président d’une région voisine, l’Aquitaine, en loue lui aussi régulièrement les vertus : Alain Rousset, dans le livre d’entretiens qu’il vient de publier avec le sociologue Jean Viard sous le titre « Ce que les régions veulent dire », cite le cas basque à plusieurs reprises. « Le Pays basque espagnol a restructuré son industrie grâce à l’action régionale », écrit par exemple le président de l’Association des régions de France dans son plaidoyer pour une vraie décentralisation confiant aux territoires régionaux « des responsabilités plus grandes ».

Emilie Zapalski  »

http://www.localtis.info/

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Une réflexion sur “L’autonomie répond à la crise

  1. Mais ce sera difficile , car nos élus ont la culture fondamentale de quemandeurs débrouillards, ou ayant des « relations » à Paris, et cette seconde nature de quemandeurs d’aide ou de coups de pistons, signale aux electeurs franchouillards, les candidats particulièrement aptes à être élus , puisque ils ont ce pouvoir quasiment magique de faire tomber quelque chose du cocotier parisien.
    L’élécteur génétiquement modifié par des siècles de centralisme, se place à son tour dans cette logique, de solliciteurs , attitude encouragée favorisée et entretenue, par la complexité croissante du maquis des lois.
    L’échelon européen introduit à présent un degré supplémentaire chez l’élu , qui lui fait dire d’un ton excedé,  » je veux bien essayer , mais sais pas s' »ils » vont vouloir ».
    Tous les étapes de la vie démocratique sont donc shuntées:
    – le prix du lait Bruxelles
    – les quotas de pêche , (Nicolas se renseigne auprès de la commission( ,
    – le tracé TGV on n’y peut rien …
    ETC…
    L’élu dispose donc du pouvoir d’appeler des chefs , et de mettre son vote aux services de privatisations prévues ou en cours. Il en reçoit en retour la possibilité de découvrir les îles tropicales , et pour les plus hardis un écran plat, ou un emploi de fonctionnaire pour le petit dernier (le fonctionnaire bouc émissaire qui reste ce salaud, pétri d’avantages indus , pendant que le privé se crève à la tâche, , ce fonctionnaire qui se croit obligé d’appliquer la multitude de loi votées par nos chers élus de la privatisation, et qui nous coupent tout esprit d’initiative) .
    Il serait donc souhaitable que l’élu de baaaaase reprenne contact avec les responsabilités réelles , mais est-ce encore possible?
    Il n’a pas été formé pour çà.

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