Le Turlututu au Grand Théâtre

Cette lettre est arrivée par mail :

« Ambiance festive, hier soir, au Grand Théâtre de Limoges… Le concert des Cités Unies rassemblait 71 jeunes musiciens, de 10 à 22 ans, venus de Limoges et de ses villes jumelles: Grodno en Biélorussie, Pilsen en république tchèque, Fürth en Allemagne, Charlotte aux Etats-Unis.et Seto au Japon.
Ces jeunes organisés en orchestre classique ont interprété un poème symphonique, inspiré de thèmes populaires propres à chaque ville, sur une composition d’Alain Voirpy, par ailleurs Directeur du Conservatoire de Limoges. La salle était pleine, avec notamment M. Le Maire et  ses adjoints.
Des thèmes populaires ? Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit ? Si c’est ce que vous avez appris à l’école, peut-être pensez-vous à  « Il était un petit navire », ou « En passant par la Lorraine… »
Oui, mais, « de notre région »… Or, une fois n’est pas coutume, ce soir-là, « l’Art », par la main du compositeur, a fait son travail: rendre au peuple, brillant de mille feux, son patrimoine sur un plateau. « Lo turlututu », « Lo cuer de ma mia », « Pinton fai levar la lebre », et autres, dans des couleurs musicales tantôt douces et lancinantes, tantôt endiablées, tonitruantes, avec l’énergie et la sensibilité de la jeunesse. Une violoniste Biélorusse, qui revenait pour la quatrième fois à Limoges dans le cadre de ce concert, a joué en solo « Pinton », et le directeur et chef d’orchestre/compositeur nous a expliqué que c’était la carte postale musicale qu’elle gardait de chez nous…
Ce n’est pas tout: voici le « meilleur », symboliquement, pour la fin… Imaginez un homme discret, vêtu de noir, portant un intrument pattu, velouté et brillant, prenant place à un certain moment au milieu des cuivres étincelants…. Et tout à coup, le chant de la chabrette résonnant dans l’orchestre classique, puis mêlant sa voix, parfois couverte, aux violons et aux flûtes, parfois unique, et symboliquement si forte…
Non, nous n’avons pas rêvé. Non, ce n’est pas une consécration, ni une rédemption pour nos instruments ou notre culture, c’est simplement la vérité. Il n’y avait qu’à écouter le grand murmure du public, l’étonnement puis la satisfaction de se reconnaître là-dedans pour le comprendre.
Mais je dirai tout de même:  » Grandmercés », car mes enfants ont vu, pour une fois, que je ne leur avais pas menti… »

E.  Parot-Urroz

Lo 10 de decembre  de 2009

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Une réflexion sur “Le Turlututu au Grand Théâtre

  1. Se cal felicitar d’aiçò e se demandar perqué i a pas de politica per l’occitan a Lemòtges !
    I a pas de politica, es donc una decision politica, de non pas aver de politica…
    Es pas brilhent per socialistas.

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